Consommation rebelle - minimalisme
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Comment le végétalisme m’a mené au minimalisme ?

Coucou! C’est Ro! Laissez-moi me présenter en bonne et due forme! Je suis la rédactrice (lire ici, femme à tout faire) du blog La Végétalienne sur lequel je partage ma vision de l’alimentation végétalienne, des recettes, des critiques, mais aussi mes réflexions sur notre mode de vie moderne, la parentalité et quelques blagues d’une qualité douteuse…entre autre! Aujourd’hui je prends le contrôle de Consommation Rebelle pour vous partager mon parcours vers le minimalisme.

Tsé, parfois, la vie t’envoie des signes. Parfois subtils, parfois comme un coup de pelle su’l nez!

J’ai envie de vous partager les quelques révélations qui m’ont mené au minimalisme. Peut-être vous direz-vous «oh shit, il m’arrive la même chose! Il est temps que je binge lise les excellents blogs La Végétalienne et Consommation Rebelle!»

Et je vous répondrai: «excellente idée.»

Je vous partage donc les quatre grands piliers qui m’ont mené au minimalisme et je vous suggère en bonus quelques signes démontrant que vous êtes peut-être, vous aussi, prêt à franchir le pas!

Le végétalisme

La première grande étape vers le minimalisme a été, pour moi, faite de façon inconsciente. Il y a un peu plus de quatre ans j’ai pris, pour différentes raisons, la décision d’arrêter de consommer des produits d’origine animale. Mon travail et mes recherches m’ont permis de conclure qu’on produit plus que ce que l’on consomme et cette réalité m’a vite écœuré.  Petit à petit, je me suis aperçue que non seulement la surproduction me dérangeait, mais qu’en toute logique, tous ces «sur» devraient m’irriter: surconsommation, surtaxe, surcharge…Il existe une panoplie de produits végétaux transformés voués à imiter les produits animaux, mais ils coûtent plus souvent qu’autrement la peau des fesses. Bien qu’ils soient recommandés pour faciliter la transition vers une alimentation végétale, ça parait sur un budget d’épicerie.

En toute logique, j’ai réduit ma consommation de produits transformés pour me tourner vers des aliments plus basiques: fruits, légumes, riz, pâtes, légumineuses. Y a-t-il quelque chose qui coûte moins cher qu’une cacanne de pois chiches?! Avec un peu de créativité et, au pire, avec l’aide de Google, il est facile de concocter des plats délicieux avec pas grand chose.

Salade

Les produits transformés n’étaient que la pointe de l’iceberg. Vous voulez que je vous dise un truc qui m’horripile?!

Qu’on me charge un extra pour avoir du lait végétal dans mon café. Déjà que le dit café me coûte une fortune. Et qu’il n’est pas toujours parfait.

Et bien, maintenant j’achète mon café moulu et je le prépare dans ma cafetière à piston. Il est toujours parfait.

Pour une fraction du prix.

Le temps ou l’argent

On idolâtre facilement les gens qui vivent dans une grosse maison, ont une voiture de l’année, leurs enfants vont à l’école privée, leur femme porte des vêtements de designers et ils vont au restaurant 5 soirs par semaine. On se dit qu’ils ont tout pour eux et doivent être tellement plus heureux que nous.

Ce n’est peut-être pas faux dans certains cas.

Mais le gars qui travaille 80 heures par semaine pour payer tout ce luxe à sa famille, est-il vraiment heureux?

Si on lui donnait le choix: travailler 40 heures par semaine et réduire son rythme de consommation, mais pouvoir assister aux tournois de raquetball de sa plus vieille et amener son fiston à la pêche tous les dimanches ou continuer sur le beat actuel et faire un infarctus à 42 ans, ne pas voir que son fils est dans l’enfer de la drogue et divorcer de sa femme qui lui reproche son absence? En toute honnêteté, qu’est-ce que vous choisiriez?

Peut-être que le plan de riche fonctionne pour certains, mais laissez-moi en douter.

Lorsque j’ai fait pipi sur un bâton nous annonçant qu’on serait parent dans un futur très rapproché , j’ai pris le plus long congé offert par l’État, réduisant ainsi considérablement mon salaire. Étonnamment, avec quelques ajustements, on s’en est très bien sorti! Voyant la fin du congé de maternité approcher, j’étais franchement malheureuse de devoir retourner gagner l’argent du beurre et perdre tout ce temps de qualité avec mon rejeton.

J’ai été futée…

Avant de partir en congé, je savais déjà que je voudrais le prolonger au maximum. J’ai donc fait attention à mes dépenses, ce qui m’a permis de me payer 6 semaines supplémentaires. Sachant que plusieurs personnes vivent de paye en paye, j’étais pas mal fière.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le temps passé avec ses proches ne vaut jamais tout l’or du monde.

Je vous donne un exemple. Vous pouvez travailler en fou pour payer une semaine de vacances à vos enfants chez la souris aux shorts rouges ou bien organiser une fin de semaine de camping dans la cour avec, au programme, sandwichs au fromage grillé sur le feu, guimauves, étoiles et histoires de peur. Je ne dis pas que planifier un voyage en famille est une mauvaise chose, mais plutôt qu’il y a une façon saine d’organiser de telles vacances et que si cela implique une deuxième hypothèque sur votre maison et le développement d’une calvitie précoce, vous devriez vous arrêter et considérer ce que vous allez véritablement en retirer. Ce n’est pas parce que la télé dit que vous devez aller à Disney World pour avoir des enfants heureux que vous devez y aller…

Enfant qui joue dans les feuilles

 

Une maison propre

À une époque, j’aimais le sentiment qu’on a quand on termine de nettoyer sa maison de fond en comble. Vous savez, se sentir accompli après avoir trié 30 piles de paperasses inutiles et épousseté 44 bibelots dont la moitié sont laids (ce sont des cadeaux, on peut quand même pas les jeter!)?

Pour dire, je tolérais bien le chaos et me sentais légère quand je l’avais conquis.

Plus maintenant.

Aujourd’hui, j’aime que ma maison soit propre. 24/7. Et pour y arriver, je dois me contenter de l’essentiel. Pour réduire une routine de nettoyage, il faut simplement avoir moins de chose à nettoyer.

Point barre.

Bonsaï sur bureau

Finis les dimanches passés à nettoyer toute la maison. J’en fait un peu chaque jour, au besoin. Avoir moins de possessions à trier, ranger, dépoussiérer et de linge à laver, sécher, plier, ranger me fait gagner un temps fou que je peux consacrer à des activités qui me tiennent à cœur.

La parentalité

Dernier pilier de mon épopée minimaliste. À notre époque, avoir un enfant implique acheter un shitload d’affaires. Une bassinette avec la table à langer assortie. Plusieurs sets de draps et de couvre coussin à langer. Un surmatelas. Un matelas. Une chaise berçante. Plus ou moins 24 000 doudous en mousseline. Minimum un million de linges à régurgi. Un tapis d’éveil pour chaque pièce. Un demi million de cache-couches, de bas, de mitaines, de tuques, de pantalons plus quelques kits trop cutes pour les photos, etc. Et quand ton kid est en âge de saisir des jouets, ben là, on en achète toujours plus. Ça ne finit plus de finir.

Je n’ai pas envie de mettre des sous dans des jouets qui ne feront preuve d’aucun respect et s’immisceront sans scrupule sous mon pied en pleine nuit quand bébé se réveille d’un cauchemar.

Juste non.

Je n’ai pas de sous à mettre dans l’achat perpétuel de 4 formats de batteries pour faire fonctionner toutes les bebelles qui te cassent les oreilles avec leurs comptines.

Quand on s’arrête pour observer, on se rend vite compte qu’un enfant n’a pas besoin de tout ça. Il a besoin d’explorer, d’aller sentir les fleurs dehors, de vous écouter décrire le paysage et ce que vous faites, de toucher les textures des objets qui l’entoure, de se mettre les mains dans la terre (et d’en manger!)…

Mon p’tit a une caisse de bois remplie de jouets. That’s it. On donne au suivant quand elle est pleine. Pas plus compliqué que ça.

Dire “non”

Vous vous dites: «oui, mais la plupart des jouets d’Heraldine sont des cadeaux de ses grands-parents des deux bords, de sa marraine, son parrain, son cousin cosmique, le troisième voisin un peu louche…». Le minimalisme vous aidera à développer une faculté intéressante: dire non. Par définition, un cadeau, une fois donné, vous appartient, donc vous pouvez en faire ce que vous voulez, non? Qu’est-ce qui vous empêche d’en donner à une oeuvre de charité, d’en vendre ou d’en donner à la fille du huitième voisin vraiment nice?

Enfant qui joue

Voilà…ce sont ces quatre upper cut dans la face qui m’ont mené à opter pour une vision plus minimaliste de ma consommation. Certes, je ne suis pas parfaite…si vous jetiez un coup d’oeil dans mon armoire de verres et de tasses, vous penseriez que j’ai pas compris un truc!

Devenir minimaliste ne consiste pas à foutre le feu à votre maison pour recommencer à zéro…voyez plutôt ça comme un work in progress.

Quand j’ai été prête à franchir considérablement le pas, je me suis lancée un défi de 30 jours. Ne pensez pas que le minimaliste implique seulement de se débarrasser d’une foule de chose. C’est aussi centraliser son attention sur les choses qui comptent vraiment (immatérielles pour la plupart) et revoir ses habitudes de consommation.

Êtes-vous prêts pour le minimalisme?

Est-ce que le minimaliste est pour vous?

Sans hésitation, oui.

C’est pour tout le monde.

Voici quelques signes sous-entendant peut-être que vous êtes rendu là:

  • Vous avez l’impression de toujours être en train de nettoyer quelque chose.
  • Votre garde-robe est plein, mais vous ne savez pas quoi porter.
  • Vous êtes dépassé et/ou stressé quand votre maison est en désordre.
  • Vous trouvez qu’on invente et qu’on consomme des trucs farfelus.
  • Il n’y a pas assez d’heures dans une journée pour faire tout ce que vous aimeriez.
  • Ce que vous avez vraiment envie de faire passe en dernier parce que vous avez des tâches à effectuer.
  • Vous répétez à vos enfants qu’ils n’ont pas besoin de ce nouveau jouet et qu’ils en ont déjà assez à la maison.
  • Vous avez l’impression de manquer d’argent pour apprécier pleinement votre vie.
  • Vous faites des achats impulsifs, pensant qu’ils vous rendront heureux, mais les regrettez.
  • L’épicerie vous coûte cher.
  • Vous gaspillez des aliments parce que vous ignorez votre trop gros et mal planifié inventaire.
  • Vous en avez assez du complexe «je dois avoir une piscine plus grosse que celle du voisin».
  • Vous êtes en mesure d’identifier des choses dont vous seriez heureux de disposer.
  • Vous prenez trop de temps à chercher des objets ou des papiers importants parce que vous ne savez plus où vous les avez mis.
  • Vous êtes angoissé à l’idée de recevoir de la visite surprise parce votre maison est un champ de bataille. Une visite planifiée implique une sempiternelle corvée de ménage.
  • Certains objets ont encore leur étiquette ou sont toujours dans leur emballage.
  • Vous avez l’impression de négligez des relations qui devraient pourtant être au cœur de votre vie.
  • Vos soirées consistent à errer sur Internet. Lorsque vous vous mettez au lit, vous avez l’impression de ne pas avoir accompli grand chose.
  • Vous caressez depuis longtemps l’idée de vous mettre au piano, à la danse, au tricot, au sudoku compétitif ou à tout autre passe-temps, mais ignorez comment l’inclure à votre horaire.
  • Vous mangez mal et ne pratiquez pas d’activité physique, éléments essentiels d’une bonne santé physique et mentale.

Alors ?

Si vous vous reconnaissez dans ces affirmations et/ou que le concept de minimalisme vous interpelle, sans pour autant savoir par où commencer, je vous suggère mon défi de 30 jours. C’est une façon tout de même douce d’enfin emboîter le pas et de vous réapproprier votre vie, votre temps et votre argent.

J’espère avoir allumé une lanterne vintage de curiosité chez vous…Ce serait un bon début! Si l’envie vous prend de jaser alimentation végétale, mode de vie plus respectueux (de soi et des autres), de parentalité ou de minimalisme…venez faire un tour sur mon blog!

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4 commentaires

  • nadia

    j’ai adoré ton article . Je suis presque convaincue. Le minimalisme surtout mais la seule chose qui bloque encore, c’est la consommation de viande…mais j’y arriverai et je pense être grâce à tes propos être encore plus déterminée !

    • Ro

      Très contente d’apprendre que mon article t’a plue! Pour certains, arrêter de consommer de la viande peut se faire du jour au lendemain. Pour d’autres, ça doit se faire étape par étape et c’est bien correct comme ça! N’hésites pas à venir faire ton tour sur le blog, tu y trouveras certainement réponse à tes questions…si ce n’est pas le cas, contactes-moi, j’aime ben jaser! 🙂

  • Solange

    Ça fait tellement rêver, j’essaye moi aussi de me tourner vers cette philosophie du “mieux avec moins” mais on est tellement impliqué dans un quotidien contraignant que c’est compliqué de tout lâcher. Mais en continuant les efforts, ça peut se faire 💪 merci pour cette réflexion approfondie en tout cas et j’adore ton style d’écriture 💕

    • Ro

      C’est vrai qu’on vit souvent à 100 à l’heure, mais vient un temps où l’on n’a pas d’autre choix que de s’arrêter un peu pour souffler. Pour certains, c’est facile de se débarrasser d’un temps de choses rapidement et de changer ses habitudes de consommation du jour au lendemain. Pour d’autres, le processus se doit d’être plus progressif et c’est parfait comme ça! Chacun sa méthode!

      Continues tes efforts…en fait, ne le vois pas comme un effort à faire, mais plutôt comme un service que tu te rends! 🙂 Prendre la décision de se contenter uniquement de ce qu’on a besoin et refuser les dictas de notre société de consommation, c’est donner toute la place à ce qui compte vraiment pour nous!

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