La semaine des 4 heures : 8 habitudes rebelles à appliquer pour booster ta productivité - consommation rebelle

La semaine des 4 heures : 7 habitudes rebelles à appliquer pour booster ta productivité

Tim Ferriss a tout compris. Il suffit de penser différemment pour réussir. Dis comme cela, ça parait évident. Mais quand on y pense, on agit tous plus ou moins selon des règles ou des façons de faire préétablies. Mais pas Tim (oui, c’est comme ça que je l’appelle quand je parle de lui). Ce que j’aime chez lui, c’est son habitude à défier le statu quo, en ne prenant rien pour acquis. En pensant de cette manière, il arrive à des résultats incroyables, le tout en très peu de temps. Par exemple, travaillant initialement plus de 80 heures par semaine dans l’entreprise qu’il avait créée, Tim a réussi à diminuer ses heures de travail à 4 par semaine (d’ou le nom de son livre – La semaine des 4 heures).

Plutôt que de rester dans le même schéma que de nombreux PDG enchainés à leur travail, il a mis en place des méthodes pour diminuer son implication, lui permettant alors de se consacrer à ses passions. Comme le tango, qu’il a commencé en 2005, pour aller quelques mois plus tard jusqu’aux demies-finales du championnat mondial en Argentine.

Bref, Tim ne fait rien dans la demie mesure. Quand il se met à quelque chose, il le fait à fond. La semaine des 4 heures est le premier livre que j’ai lu de lui. Je le conseille à tout le monde que je croise, et ce peu importe les objectifs de vie de chacun. Si tu veux apprendre à sortir de ta zone de confort et voir la vie différemment, alors La semaine des 4 heures est pour toi.

Des résumés, il en existe des milliers. Je ne vais donc pas en faire un énième. Par contre, je vais te parler des conseils que j’ai appliqués dans ma vie et qui m’ont fait gagner en productivité et en confort. Donc tout ce que tu liras a été testé et approuvé.

 

1. La règle des 80-20

Cette règle a changé ma vision sur beaucoup de choses, notamment sur la dépense de mon temps. Wilfried Pareto, son créateur, nous dit que 80% des résultats sont dues à 20% des efforts. Pour illustrer son propos, voici deux exemples :

  • 80% du chiffre d’affaire d’une entreprise est dû à 20% de ses clients
  • 80% des richesses sur terre sont détenues par 20% de la population

Afin d’optimiser ses résultats, il faut donc faire une analyse sur sa vie. Quels sont les 80% de choses qui me satisfont le plus et qui ne me demandent que 20% d’effort ? Cette règle générale peut s’appliquer à n’importe quel détail de ta vie. Ce qu’il faut que tu retiennes, c’est que cette règle va te permettre de dégager du temps et de l’énergie que tu pourras consacrer à d’autres projets qui te tiennent à cœur.

Voici donc quelques exemples en vrac d’application de la règle :

  • Quels sont les 20% d’actions au boulot qui m’apportent 80% de résultats ?
  • Quels sont les 20% de mes collègues qui font avancer 80% des projets sur lesquels je travaille ?
  • Quelles sont les 20% de mes activités qui m’apportent 80% de satisfaction ?
  • Quels sont les 20% de mes amis/familles qui m’apportent 80% de bonheur ?
  • Quels sont les 20% de mes dépenses qui m’apportent 80% de satisfaction ?
  • Quels sont les 20% de mes tenues qui m’apportent 80% de compliments ?
  • Quels sont les 20% des livres que je lis qui m’apportent 80% de connaissances ?
  • Quels sont les 20% de mes actions ménagères qui m’apportent 80% de propreté ?
  • Quels sont les 20% de mes recettes qui me donnent 80% de mes repas ?
  • ….

 

2. Du temps pour tes vraies priorités

Une fois que tu auras trouvé tes 80-20, tu auras donc plus de temps pour réaliser tes vraies priorités, celles qui vont te permettre de mener tes projets. Pour éviter de procrastiner, Tim donne alors une astuce très simple : celle de commencer ta journée par ça, que ce soit pour des projets personnels ou professionnels.

De mon côté, je me lève plus tôt chaque matin (2h avant d’aller travailler – j’en parle ici) pour me concentrer sur une priorité déterminée au préalable. Ce qui me permet d’avancer sur mes projets personnels et surtout de faire quelque chose pour moi avant que ma journée de travail ne commence.

Même chose au boulot : chaque matin quand j’arrive, je regarde ma to do list et je commence par mes 2-3 priorités. Une fois que ces priorités sont traitées, je me charge de ce que j’appelle les « petites crottes », à savoir tout ce que je dois faire et qui me prend peu de temps, mais que je suis obligée de faire. Contrairement aux priorités, ces petites crottes peuvent être repoussées au lendemain.

 

3. Regarder ses mails à heures fixes

Dans La semaine des 4 heures, Tim préconise de regarder ses mails 2, 3 ou 4 fois par jour au lieu de toutes les 5 minutes. Je sais que ça parait fou, parce qu’on est habitué à être disponible en tout temps, et à régler un problème le plus vite possible. Mais réellement, as-tu connu une telle situation d’urgence qui n’a pas pu attendre 3 heures ? Avant que tu me répondes « oui » trop vite, visualise une situation « d’urgence » et imagine-toi la traiter 3 heures plus tard. Que ce serait-il passé ? À moins que tu sois chirurgien(ne), je suis certaine que ces tâches peuvent attendre quelques petites heures.

Alors pourquoi les faire attendre ? Pour justement capitaliser sur ton temps dédié à tes 2-3 priorités. De plus, en regroupant tes tâches entre elles, comme répondre à tes courriels, tu vas développer ta productivité et pouvoir retourner plus rapidement à tes tâches importantes.

Ma routine :

Lorsque j’arrive au boulot, je passe à travers ma boite courriel en diagonal en ne lisant que les mails importants. Je réponds directement à ceux que je peux et mets les autres « non lu ». Je n’accorde pas plus de 30 minutes à cette tâche. Ensuite, je fais la même chose en début d’après-midi et en fin d’après-midi. Parfois, il m’arrive de déroger à ma règle. Mais d’une manière générale, je m’y tiens.

 

4. La magie des dates butoirs

Pas la peine de te convaincre là-dessus. On est bon et efficace lorsqu’il faut remettre un projet avec une échéance courte. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas le choix que de le faire. Alors, pour tous tes projets personnels ou professionnels, donne-toi des courtes périodes pour les réaliser. Cela t’empêchera de procrastiner.

Comment je fais pour duper mon cerveau ?

Lorsque personne ne m’impose de date butoir, je m’en impose une moi-même. Et pour être certaine de ne pas procrastiner je le dis à des personnes clés à qui je vais devoir rendre des comptes si je ne m’y tiens pas. Jusqu’à maintenant, ça fonctionne très bien.

 

5. Regrouper pour mieux régner

Pour toutes les tâches pénibles que tu n’as pas le choix de faire, Tim conseille de les regrouper. Ce qui est bien avec cette technique, c’est qu’on est plus efficace, et plus productif, lorsqu’on répète une même tâche.

C’est ce que je fais généralement au boulot, par exemple avec la facturation (toutes les 10 factures), le suivi des stocks (toutes les 10 commandes), la mise à jour de contenu (toutes les 10 nouvelles non urgentes). J’en parle aussi ici.

Du côté personnel, c’est ce que je fais avec mes factures (que je traite une fois par semaine), la préparation de mes repas de la semaine, le ménage (que je fais souvent pendant que mes repas cuisent), ou encore la lessive. Ce qui me prend en moyenne 2 heures par semaine. Donc 2 heures de « logistique » par semaine pour une semaine tranquille de repas, de ménage, et de lessive ; je ne suis pas loin de l’idéal 80-20.

 

6. Faire la diète de l’information

Tim a passé des années à ne pas écouter, regarder, ou lire les informations. Pourtant il a toujours été au courant de ce qui se passait. Il lui suffisait de demander de temps en temps aux personnes qui l’entouraient. Ces derniers lui faisaient alors un petit résumé des nouvelles. Moi qui n’ai jamais trop écouté, regardé, ou lu des informations, j’ai ressenti une délivrance en lisant La semaine des 4 heures. Maintenant je peux légitimement continuer ainsi. Évidemment, je demande à ceux qui m’entourent de me mettre à jour.

Qui a vraiment besoin de perdre son temps en s’informant sur le fait qu’en France on se bat pour attraper un pot de Nutella à -70% ? Bien sûr, il y a des informations plus importantes que d’autres. Mais la question reste : est-ce que cette information va contribuer à t’apporter 80% de résultats/connaissances/satisfaction qu’il est important pour toi d’avoir ? Si la réponse est non, tu sais quoi faire.

 

7. Dire « non »

Celui-là, je l’adore. Je le faisais pas mal avant de lire Tim, mais là encore depuis ma lecture de La semaine des 4 heures, je prends un malin plaisir à dire « non » aussitôt que je le peux et le veux. À chaque « non », j’ai l’impression que je gagne du temps, de la sérénité, et de l’argent.

Dire « non », n’a rien de négatif. Il reflète uniquement ce que tu ne veux pas faire. Et il n’y a aucun mal à ça. Tu peux aussi apprendre à éviter de dire « non » en proposant des alternatives, ce qui t’évitera de décliner une situation qui ne te plait pas.

Non - consommation rebelle

 

Par dire « non », je ne veux pas dire que tu dois refuser de l’aide à un ami. Je veux simplement te faire comprendre qu’il est correct de dire « non » dans des situations où on peut se sentir obligé de dire « oui ».

Par exemple :

  • Dire « non » à aller boire un verre parce que tu économises pour un projet
  • Dire « non » à une journée shopping parce que tu avais vraiment envie de te ressourcer seul(e)
  • Dire « non » à un régime qui ne te convient pas et te rend malheureux(se). Il existe certainement d’autres alternatives plus adaptées
  • Dire « non » à une réunion qui va te faire prendre du retard sur toutes tes autres tâches. Propose alors de la décaler ou de lire le compte rendu pour participer aux prochaines rencontres
  • Dire « non » à une activité qui ne te fais pas plaisir

 

Au fond de toi, tu sais très bien quand tu as envie de dire « non », mais ce n’est pas facile, parce que tu ne veux pas froisser tes amis, ta famille, ou tes collègues. Alors, n’est pas peur d’être transparent(e) et de dire pourquoi tu dis « non » (seulement si tu estimes que tu dois te justifier). Il n’y a rien de mal à dire que tu ne veux pas aller faire du shopping, parce que tu économises pour un beau voyage.

 

Le mot de la fin

Évidemment, il y a plein d’autres conseils que j’ai appliqué suite à ma lecture de La semaine des 4 heures. Mais ceux que je viens de te présenter sont ceux que j’utilise le plus fréquemment. Encore une fois, je ne peux que te conseiller de le lire. Tu le trouveras en bibliothèque en anglais ou traduit en français. Le livre que j’ai chez moi est un cadeau de mon père qui m’a dit en me l’offrant : « tu verras, ce livre va tout changer ». Et il avait raison.

 

Si tu hésites, tu peux toujours lire les commentaires du livre.

 

 

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 8
    Partages

Laisser un commentaire