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Mes bons plans rebelles pour les nouveaux arrivants à Montréal

Je me rappelle encore de mes premiers moments à Montréal. Ça y est, j’y étais. Avec mes deux grosses valises et aucune idée de là où j’allais vivre. Il faisait beau, il faisait chaud. C’était le début de l’automne. Je savais vaguement ce à quoi m’attendre après les petites recherches que j’avais faites sur les quartiers, les appartements, et les trucs à faire. Par contre, la réalité était un peu différente. Au final, ce sont mes essais et erreurs, et les discussions que j’ai pu avoir, qui ont fait que j’ai fait les choix que j’ai fait. Et pas mes petites recherches.

Pourquoi est-ce que j’écris cet article ? Parce que c’est celui que j’aurais voulu lire avant de partir. Alors, je sais qu’il en existe des tonnes d’articles de ce genre parlant des choses à faire pour les nouveaux arrivants. Mais celui-là, je vais l’écrire à ma sauce, avec ma touche de consommatrice rebelle.

 

Avant de partir

Avant de te lancer dans l’aventure, assure-toi de trouver un appart’ en Airbnb ou autre moyen (auberge de jeunesse, couch surfing, ami, ami d’ami). Je te conseille de prendre une semaine d’hébergement. Cela te permettra de décider dans quel quartier tu vas vivre et de faire les visites nécessaires pour trouver ton futur chez toi.

Une fois que tu as ton hébergement provisoire, prends ton avion, passe la douane, sors de l’aéroport soit en taxi (ou Uber), soit en bus (747 – pour rejoindre le centre-ville), puis en métro ou autre bus pour rejoindre ton point de chute. Remets-toi du décalage horaire et c’est parti.

Pour info, je ne vais pas te parler de paperasse administrative (ex : numéro d’assurance sociale, assurance, visa et compagnie). Je ne vais te parler que de choses pratiques, comme trouver un appart, se meubler, s’habiller pour l’hiver, avoir internet et faire ses courses.

 

Se repérer dans Montréal : Nord/Sud – Est/Ouest

À Montréal, les rues sont très longues et ont des numéros à n’en plus finir. L’avantage, c’est que les rues sont perpendiculaires, donc pas de rues en zigzag comme à l’européenne. Tout est quadrillé. Une fois que tu connais les axes principaux, tu pourras facilement te repérer. La longueur des rues va te demander aussi de connaitre tes directions. Tel un bon scout, voici ce qu’il faut retenir :

  • Le sud se trouve au niveau du fleuve Saint-Laurent. Les numérotations commencent à ce niveaux-là. D’ailleurs, les numéros des maisons sont tous au même niveau, d’une rue parallèle à l’autre.
  • Le nord est donc de l’autre côté, au nord de l’île, là où les numérotations sont dans les 10 000.
  • L’est et l’ouest se délimitent par le boulevard Saint Laurent. Il coupe la ville en deux et est le point de départ de la numérotation des rues à l’est et à l’ouest. Donc un même numéro, sur une même rue, va être présent deux fois. Sache, aussi, que plus tu t’éloignes du boulevard Saint-Laurent et plus la numérotation augmente. Voilà pourquoi il est toujours important de préciser si tu veux aller à l’est ou à l’ouest. Le mieux est d’indiquer le coin de la rue (intersection – puisque tout est en quadrillage), plutôt que l’adresse. Comme ça, pas de mauvaise surprise !

 

© Où trouver à Montréal ?

Trouver un appart’

 

La première chose est de te trouver un chez toi. Comme partout, plusieurs possibilités s’offrent à toi que ce soit au niveau du type logement ou du quartier. Voici ma petite liste non-exhaustive qui regroupe plusieurs quartiers de Montréal.

 

Du nord au sud : quel quartier/quel prix ?

 

Villeray

Mon quartier coup de cœur pour son marché Jean-Talon, ses cafés, ses épiceries, son parc Jarry (piscines, terrains de tennis et de soccer) et ses quelques bars. Le prix des loyers est abordable et variable en fonction d’où tu te trouves dans le quartier. Il est habité par des familles et des jeunes professionnels principalement québécois.

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Parc-Extension

Lieu d’arrivée de nombreux immigrants, ce quartier reste un des plus multi-ethniques de la ville. C’est clairement dans ce quartier que tu mangeras le meilleur indien de la ville (Bombay Mahal si tu me demandes). Le quartier est en développement et les loyers sont accessibles.

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Mile-End

Le Mile-End est un très beau quartier, ponctué de maisons typiques québécoises, de cafés, de restaurants et de bars. La population est à la fois francophone et anglophone. C’est également le QG des hipsters. Le quartier est de plus en plus prisé, et les loyers sont en hausse.

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Mile-Ex

Le quartier se situe entre le Mile-End, la Petite Italie et Parc-Extension. Anciennement industriel, il s’est transformé pour accueillir de nombreux cafés, restaurants, et quelques bars. Les loyers sont variables et en hausse.

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Petite Italie

Comme son nom l’indique, ce quartier est habité par la communauté italienne. Tu y trouveras de bons restaurants Italiens (mais pas que), des bars, et plusieurs cafés. Le quartier se situe à proximité du marché Jean-Talon, du Mile-Ex, et du Mile-end.

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Beaubien – Petite Patrie

Le quartier de Beaubien se rapproche dans le style à celui de Villeray. Il y a une bonne vie de quartier avec des cafés, des restaurants, des parcs, et quelques bars. Le quartier est très étendu et les loyers sont abordables. La zone à l’ouest de l’avenue Papineau est à distance de marche du quartier Jean-Talon, de la Petite Italie et de la Plaza Saint-Hubert. La zone à l’est est plus proche de la promenade Masson.

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Outremont

Si tu veux voir de belles maisons familiales typiques Québécoises, c’est dans ce quartier là qu’il faudra te rendre. Très familial, le quartier est ponctué de parcs, de petits commerces, et de restaurants. Les loyers sont élevés.

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NDG

Lieu d’arrivée de nombreux immigrants, le quartier de Notre-Dame-De-Grace se situe proche de l’université de Montréal, de HEC, et Polytechnique. Il est ponctué d’épiceries et de restaurants venant des quatre coins du monde.

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Le plateau Mont-Royal

Ce quartier est très prisé par la population française. Il y a des bars, des boutiques, des commerces, et des belles façades colorées typiquement québecoises. La population est assez jeune et le quartier est dynamique. Les loyers sont élevés étant donné la demande.

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Ghetto McGill

Le quartier est à proximité du centre-ville et habité par les étudiants des universités avoisinantes. La population y est un peu plus anglophone que francophone. Les loyers sont moins abordables qu’ailleurs à cause de la proximité avec le centre-ville.

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Centre-ville

Le centre-ville est très dynamique, avec ses festivals, boites de nuit, restaurants, bars et tours à bureaux. Là, on y parle un peu plus anglais que français.

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Vieux-Port

Au niveau architectural, c’est le quartier qui se rapproche le plus de ce qu’on peut voir en Europe. Là aussi, il y a beaucoup de restaurants, cafés, boites de nuit, bars et bureaux. Les loyers sont élevés.

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Consommation Rebelle - Vieux Port
Vieux-Port

Le Village

Le village est le quartier gay de Montréal avec, entre autres, de nombreux bars, restaurants, boites de nuit et cafés. Ce quartier est très dynamique et festif. De mai à septembre, une partie de la rue Sainte-Catherine Est (entre la rue Saint-Hubert et l’avenue Papineau) est piétonne. Elle est aussi décorée de boules de toutes les couleurs.

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Hochelaga

Ce quartier se situe proche du stade olympique. Anciennement habité par la classe ouvrière francophone, ce quartier est aussi en développement. Les loyers sont encore très abordables dans certaines parties du quartier.

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Verdun

Historiquement habité par la classe ouvrière francophone, ce quartier connait la gentrification. De plus en plus de cafés, restaurants, épiceries, et bars apparaissent. Verdun se situe à proximité du centre-ville. Les loyers sont en hausse mais le quartier reste encore abordable.

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Saint-Henri

Ce quartier du sud-ouest est également historiquement un quartier où habitait la classe ouvrière francophone. Situés proche du Canal Lachine, plusieurs tours à condos (appartement), cafés et restaurants ont vu le jour depuis quelques années. Le quartier est en développement et les loyers restent encore abordables (dans certaines zones).

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Consommation Rebelle
Canal de Lachine

 

Cette liste non exhaustive te donne une bonne idée de tous les quartiers et de leur spécificité.
Donne la chance à chacun d’entre eux. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

 

Sur quels sites chercher un appart’ ou une colocation ?

 

Tu peux aussi faire une recherche par quartier sur internet ou Facebook en indiquant ce que tu cherches (colocation ou appartement) + le nom du quartier ciblé.

 

Mes conseils :

  • Ne tombe pas dans le piège du français qui veut coûte que coûte vivre sur le Plateau.
  • Va te balader dans chacun des quartiers pour découvrir leurs spécificités et voir ce qui te convient le plus.
  • Si tu n’arrives pas à te décider, tu peux toujours habiter dans plusieurs quartiers par période de quelques mois (c’est plus facile de le faire lorsqu’on est en colocation).
  • Regarde les offres quelques jours avant de partir et réserve des visites pour ton arrivée.

 

Les surfaces

À Montréal, on parle de surface d’appartement en chiffre + demi (½). Le demi fait référence à la salle de bain. Ensuite chaque pièce correspond à un chiffre. Donc un 4 pièces : chambre à coucher, salon, cuisine et salle de bain (avec toilette) sera un 3 ½.

 

Meublés ou semi-meublés.

Les appart’ meublés sont rares et chers. Par contre, de nombreux expat’ quittant Montréal proposent de reprendre leur appartement avec la totalité de leurs meubles (pour un prix abordable). Si tu as ce genre de possibilité, je te conseille de le faire. Je ne l’ai pas fait parce que l’occasion ne s’est pas présentée à moi. Mais ça aurait été clairement plus simple et plus économique que ce que j’ai pu faire.

 

La caution

Contrairement à la France, le propriétaire n’a pas le droit de te demander de caution ou d’avancer de loyer. Le principe du « dossier » n’existe pas non plus. Par contre, le propriétaire peut demander une enquête de crédit pour assurer ta solvabilité. En tant que nouveau arrivant, tu n’auras pas d’historique bancaire au Québec, donc l’enquête de crédit ne te servira à rien. Tu peux alors prévoir des arguments pour monter ta solvabilité (contrat de travail, économies, etc.). Contrairement à la France, le processus de location est moins lourd et les propriétaires font plus confiance.

 

Mes conseils :

  • Répond à une annonce le plus rapidement possible. Si c’est une collocation, écris un message personnalisé
  • Essaie d’être le premier à visiter
  • Prend un appart’ proche d’un métro ou d’un arrêt de bus (grand maximum 10 minutes de marche d’un métro et 5 minutes d’un arrêt de bus)
  • Choisis des appartements avec des moustiquaires aux fenêtres
  • Découvre le quartier et imagine-le en hiver. Pense que 10 minutes à pied en été n’a rien à voir avec 10 minutes à pied en hiver. C’est long et parfois douloureux (comme il fait très froid)
  • Vérifie si les charges sont comprises. Fais une estimation de l’électricité sur le site d’Hydro Québec
  • Si tu visites avec des locataires actuels, demande-leur pourquoi ils partent

 

Plus d’informations sur la régie du logement

 

Se meubler

La solution la plus facile est de reprendre un appart’ (ou une chambre) entièrement meublé à une personne quittant Montréal. Si tu ne tombes pas sur ce genre d’aubaine, voici les autres bons plans :

Magasin de déstockage

Il en existe plusieurs un peu partout dans Montréal qui proposent la livraison. C’est une très bonne alternative si tu n’as pas de voiture et que tu ne veux pas aller à Ikea (un peu excentré). J’ai acheté mon lit, mon canapé, et un clic-clac dans un magasin de déstockage sur Saint-Denis (Plazza Saint-Hubert) et j’en suis plutôt satisfaite. Regarde sur internet quelles sont les possibilités proches de chez toi.

 

Seconde main sur Internet

Les sites de revente comme Kijiji, Craiglist, ou les groupes Facebook sont un excellent moyen de se meubler de façon abordable. Évidemment, la question de la voiture se pose pour les objets plus lourds. Mais tu as toujours la possibilité d’en louer une pour la journée. C’est aussi une bonne ressource pour la literie (si tu veux l’acheter de seconde main), la vaisselle, et la décoration.

 

Voici quelques groupes Facebook, mais il en existe plein d’autres :

 

Conseils :

  • N’attends pas trop pour aller chercher tes achats afin d’éviter les désistements
  • Essaie de négocier
  • Fais plusieurs offres sur plusieurs produits du même type

 

Seconde main en magasin

Les magasins de seconde main sont excellents pour tout ce qui est ameublement, vaisselle, bricole décorative et literie. D’autant plus que tu tomberas certainement sur des pièces très authentiques.

 

Voici les principaux magasins à Montréal (mais il y en a plein d’autres). Regarde quels sont les plus proches de chez toi :

 

Mes conseils :

  • Prévois ton sac à dos et des sacs de courses durables, voir des valises, pour y mettre tes emplettes
  • Si tu trouves quelque chose de lourd, regarde si ça peut entrer dans un bus, un Uber, ou un grand taxi (demande alors un « van » lors de la commande du taxi). Si rien n’est possible, fais l’achat et laisse-le dans le magasin pour quelques heures, le temps d’aller louer une voiture (Communauto, Turo, Discount).
  • Regarde ce que la rue à offrir. De nombreuses personnes, surtout en été, laissent des cartons avec des choses à donner. C’est du libre-service gratuit. Une grande partie de ma vaisselle et quelques meubles viennent de la rue. Évidemment, tu peux astiquer tout ça avant de le rentrer chez toi.

 

Tabouret trouvé dans la rue et lampe de seconde main (Renaissance)

 

 

Ce que j’ai fait mais que je ne conseille pas :

  • Acheter un peu de vaisselle et les ustensiles de cuisine à Dolarama. C’est bien mieux de tout acheter dans les magasins de seconde main
  • Acheter en magasin de déstockage avant d’avoir vérifié les groupes Facebook
  • Vouloir m’installer trop vite

 

Emprunter ou louer des outils

 

Si tu as besoin de quelques outils pour monter tes meubles ou installer tes choses, tu peux les louer (La remise, Rona, etc.), poser une annonce sur les groupes Facebook (As-tu ça toi ?, Le bazar de Villeray – ou autre quartier) ou encore demander à tes nouveaux voisins.

 

S’habiller pour l’hiver

 

Tout le monde appréhende l’hiver et c’est normal. Je me rappelle encore vouloir absolument trouver un manteau le plus rapidement possible pour être prête en cas de tempête. Et ça, c’était en octobre. Ce qui est un peu ridicule, vu que les tempêtes de neige arrivent au plus tôt en décembre.

 

Avoir chaud

Il y a deux écoles pour affronter le froid de l’hiver. À toi de voir laquelle tu préfères

  • Le manteau chaud (1 seule couche)
  • Le multicouche (avec 2-3 couches)

 

J’ai opté pour le gros manteau chaud, parce que c’est ce qu’on m’avait conseillé et ce que je pensais qui allait me plaire le plus. Finalement, j’ai plutôt un profil multi-couches. Parce que le pire n’est pas tant le froid, mais les changements de température, surtout ceux quand tu entres, restes, et ressors des transports en commun. Ceux-là sont les pires. Parce que tu dois garder ton manteau pendant 10 minutes minimum, sans pouvoir l’enlever à cause du monde. Alors tu as chaud, tu transpires, et puis tu ressors dans le froid.

 

Les chaussures

Si tu as froid au pied tu vas passer un mauvais hier. Et comme il dure plusieurs mois, il vaut mieux te trouver de bonnes chaussures. Là aussi, réfléchis à ton besoin avant d’acheter. Pas la peine de tomber dans le cliché et d’aller courir acheter des Timberland. Ce ne sont pas forcément les chaussures les plus adaptées et pas les plus abordables non plus.

 

Voici ce que je conseille de faire :

    • Acheter une paire de chaussures hiver pour la ville  – commence par ça
    • Acheter une paire de chaussures hiver pour aller en dehors de la ville – uniquement si tu prévois de sortir de la ville
    • Bonus (non obligatoire) : Acheter une paire de chaussures pour les jours de pluie

 

Consommation Rebelle - Mes bons plans rebelles pour les nouveaux arrivants à Montréal
De gauche à droite : chaussures d’hiver de ville / chaussures d’hiver pour aller en dehors de la ville / bottes de pluie base

 

Où acheter ?

Mon conseil premier est d’éviter d’acheter en magasin de première main. Pourquoi ? Parce que c’est cher et qu’il y a tellement de roulements de populations immigrées qui revendent leurs choses d’hiver après seulement une ou deux années portées que ça ne vaut pas le coup d’acheter neuf. Voilà donc où tu peux aller te procurer ton kit d’hiver :

 

 

À part mon manteau, que j’ai acheté 3 semaines après être arrivée dans un vrai magasin (là aussi, erreur de débutante), toutes mes chaussures sont issues de la seconde main. Je n’ai jamais eu froid et je n’ai jamais eu les pieds mouillés. Elles m’ont coutée en tout 40$.

Ma coloc, qui a d’ailleurs suivi mes conseils, a payé son manteau 70$ et n’a jamais eu froid avec. Il est comme le mien (donc très chaud). Sauf que moi, je l’ai payé 450$, taxes comprises. Et oui, on fait tous des erreurs. Si vous voulez d’autres bon plan sur comment renouveler sa garde robe, cliquez ici

 

Téléphone et internet

 

Alerte ! Ici l’internet (comme diraient les Québécois en blaguant), l’abonnement cellulaire (téléphone), et l’abonnement TV coûtent cher.

 

Voici les pièges dans lesquels ne pas tomber :

  • Aller vers les grandes marques de télécommunication pour internet et la TV
  • Prendre la TV avec toutes les chaines américaines parce qu’on peut enfin les regarder en direct. Tu vas devenir fou avec les coupures publicitaires de 5 minutes toutes les 15 minutes.
  • Se faire influencer par le vendeur et ne pas comparer les offres

 

Mes conseils :

  • Ne pas prendre d’abonnement TV. Ça coûte beaucoup trop cher. Abonne-toi plutôt à Netflix. Tu peux même acheter un abonnement à plusieurs et partager le compte avec d’autres.
  • Pour internet à la maison, prend les compagnies moins connues qui proposent des prix avantageux, comme Altima, E-box, et Radioactifs. Tu vas pouvoir t’en sortir pour 50$ à 60$ par mois taxes comprises (voire moins).
  • Pour ton cellulaire (téléphone portable), prends le nombre minimum de gigas (1 ou 2) et mets-toi uniquement sur les réseaux Wifi. Regarde si c’est avantageux de prendre un abonnement à plusieurs. Vidéotron fait par exemple ce genre d’offre lors de la rentrée de septembre pour les groupes d’étudiants de plus de 4 se mettant sur un même compte.
  • Demande toujours le total avec les taxes, afin d’avoir le chiffre final qui sera prélevé sut ton compte. Attention, au Québec les taxes ne sont pas comprises dans le prix final.
  • Négocie le prix à l’achat de ton abonnement et ensuite les mois qui suivent. N’hésite pas à appeler tous les 3 mois pour demander plus d’avantages. Fais jouer la concurrence ; ça fonctionne, fais-moi confiance.

 

Faire ses courses

 

En France, j’allais à Carrefour et je pouvais tout acheter, au même endroit: légumes, fromage, PQ, lait, vin, démaquillant. À Montréal, les magasins de ce genre existent mais sont moins fréquents qu’en France et sont plus excentrés. Je te conseille donc de faire ton épicerie proche de chez toi et de t’habituer à faire tes courses en plusieurs tapes :

  • Les marchés, fruiteries ou paniers bio pour les fruits et légumes. Je fais le choix du marché où je sais que les produits sont frais et non emballés (même si ce n’est pas généralisé à tous les stands malheureusement).
  • Les épiceries pour tous les produits secs (épicerie en vrac ou standard)
  • Boulanger, fromager, etc. Attention le fromage, les produits laitiers, et le pain coûtent plus chers qu’en France. Finie la buche de chèvre à 2€ et la baguette à 1€.
  • Les pharmacies (Jean Coutu, Pharmaprix) pour le PQ, la lessive, le maquillage, le démaquillant, et les médicaments.
  • L’alcool. Évite d’acheter du vin dans des grandes surfaces (Provigo, IGA, Metro), ou chez le dépanneur (ce qu’on appelle en France l’« arabe du coin »), parce qu’il n’est pas bon. Va plutôt à la SAQ. C’est comme un petit supermarché de quartier avec uniquement de l’alcool. Les prix sont plus élevés qu’en France. N’achète pas une bouteille en dessous de 10$ sauf pour cuisiner avec. Pour avoir une idée du prix de la bouteille par rapport aux standards français, tu peux multiplier le prix par trois. Si tu achètes une bouteille à 5 € en France, prends-en une à 15$ au Québec. Et pour la bière, tu peux l’acheter où tu veux.

 

Je vais m’arrêter là, avant que cet article devienne interminable. J’ai encore plein de choses à dire. Mais tu as quelques informations de base pour pouvoir t’installer correctement sans tomber dans les pièges du débutant. Quoi qu’il arrive, prends ton temps et vis l’expérience à fond. Et si tu tombes sur des bons plans (rebelles ou non – à toi de voir), n’hésite pas à les partager dans les commentaires.

Bye !

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